La psychogénéalogie est une approche unissant la recherche généalogique et la psychologie, et dont l’objectif principal est de nous aider à identifier et comprendre des fonctionnements familiaux qui peuvent nous « aliéner » afin de nous en libérer  et nous permettre de vivre en adéquation avec nos désirs, nos aspirations et nos compétences, tout en restant « un maillon libre et consentant de notre chaîne familiale » (S. Freud).

Notre histoire commence bien avant notre conception : avant même que deux cellules se rencontrent, nous existons dans le désir de nos parents. Nous naissons au sein d’une famille et d’une histoire familiale singulières, dans une société donnée, un pays particulier, à une époque déterminée. Et dans cet environnement précis, unique pour chacun, nous devenons l’objet des fantasmes et des projections de nos parents, ainsi que des autres membres de la famille.

Au cours de la vie utérine, par les différentes voies de transmission (verbale, corporelle et infra-verbale), nous « percevons » ce qui circule dans l’inconscient familial. En naissant, nous recevons un nom, un prénom, une histoire familiale, puis nous grandissons en nous modelant, par identifications, à ceux qui nous élèvent et par le regard desquels nous filtrons notre réalité : règles familiales, répétitions, deuils bloqués, croyances et mythes familiaux, autant d’événements, de représentations qui viennent « engrammer » notre vie, influer sur nos choix personnels, affectifs, professionnels…

Cette transmission transgénérationnelle (transmission inconsciente entre générations) peut être « trouée », entachée, souffrante ou toxique, et susciter en nous conflits et « mal-être »…

Le travail psychogénéalogique permet de déposer « ses paquets » et, en se dépossédant /se réappropriant son histoire familiale, de surmonter certaines de ses difficultés. Il se fait en plusieurs étapes :

– une première esquisse du « portrait de famille », travail de notre mémoire au cours duquel l’on dessine à grands traits son histoire familiale, ce que l’on en a entendu, ce que l’on nous en a transmis, ce que l’on a imaginé, pressenti, les dates que l’on connaît, les événements importants et les souvenirs marquants…

– une recherche généalogique sur plusieurs générations (quatre en général)

– la mise en place du schéma généalogique, de « l’arbre » (génosociogramme)

– un travail parallèle de parole, de dialogue, où consultant et thérapeute échangeront sur cette vision globale d’une famille afin d’en repérer ses spécificités, ses fonctionnements ou dysfonctionnements, poseront des hypothèses sur ce qui ce qui peut créer des difficultés, en même temps que repérer le positif, les réussites voire les résiliences familiales.

Définir ainsi sa véritable place, se penser autrement, se situer dans une évolution individuelle et générationnelle afin d’être, effectivement, le libre et consentant maillon de la chaîne familiale à laquelle on appartient…

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